







Trois cœurs, du sang bleu, et une intelligence répartie dans neuf centres nerveux — un cerveau central et un ganglion par bras, si bien que chaque tentacule décide en partie pour lui-même. Le poulpe est probablement l’animal le plus étrange qu’on puisse croiser en mer, et surtout le seul qui vous observe franchement quand vous l’observez.
C’est ce regard que j’ai mis au centre du dessin. Tout le corps est en trait blanc, souple, avec les ventouses détaillées une à une sous les bras enroulés. Et puis il y a l’œil : jaune fluo, avec cette pupille en fente horizontale qui n’appartient qu’aux céphalopodes et qui reste toujours à l’horizontale, quelle que soit l’inclinaison de l’animal. C’est un détail que peu de gens connaissent, et c’est exactement pour ça que je le dessine.
Le reste de l’affiche est laissé au bleu. Un poulpe, dans la vraie vie, se voit rarement en entier : il apparaît, il se déploie, il se replie dans une anfractuosité. Le fond nuit et la diagonale qui traverse la composition sont là pour garder cette impression d’apparition.
C’est l’affiche la plus expressive de la collection : elle a un caractère, un regard, et elle tient très bien seule au-dessus d’un canapé, d’un bureau ou dans une entrée. Idéale pour ceux qui veulent une pièce marine sans cliché nautique.
Le cadre en aluminium noir mat est mon premier conseil : il renforce le contraste du trait blanc. En trio avec « DeepBlue Crabe » et « DeepBlue Requin », elle compose un mur de faune marine cohérent — même fond, même trait, trois tempéraments différents.
À l’heure de la décoration standardisée, choisir cette affiche, c’est soutenir la création indépendante. Je ne délègue rien : chaque poster est dessiné, ajusté et imprimé par mes propres soins, directement dans mon atelier. Je dessine chaque ligne au stylet sur ma tablette, en vectoriel, point par point. Ce travail minutieux garantit des contours parfaitement nets, même en format géant (70×100 cm).
Je n’externalise rien. J’imprime moi-même vos affiches dans mon atelier du Tarn (Sémalens), alimenté par mon propre tracker solaire DIY.
Je ne stocke pas de papier inutilement. Votre affiche est imprimée uniquement lors de votre commande. C’est plus écologique, cela évite le gaspillage, et cela me permet de contrôler personnellement chaque tirage avant expédition.
Votre affiche mérite d’arriver en parfait état.
Parce que c’est l’animal marin qui interagit vraiment avec vous. Trois cœurs, du sang bleu à l’hémocyanine, et une intelligence distribuée entre un cerveau central et huit ganglions, un par bras. Quand un poulpe vous fixe depuis son trou, il vous évalue. Je voulais une affiche qui garde ce regard, et pas une pieuvre décorative enroulée sur elle-même.
La pupille. Chez les céphalopodes, elle est en fente horizontale et reste à l’horizontale même quand l’animal s’incline. C’est le détail que je dessine en jaune fluo, et c’est celui qui trahit immédiatement une illustration approximative : une pupille ronde ou verticale, et ce n’est plus un poulpe. Les ventouses aussi sont tracées une à une, en tenant compte de leur diminution vers la pointe du bras.
Non, aucun de mes posters ne l’est. Un générateur donne volontiers neuf bras à un poulpe, ou des ventouses sur les deux faces du tentacule. Le mien est dessiné au stylet en vectoriel, bras par bras et ventouse par ventouse, à partir de l’observation. C’est plus long, et c’est la raison d’être de la boutique.
Désolé, aucun avis ne correspond à vos sélections actuelles
De deux pratiques que j’aime : la voile et l’apnée. Contrairement à mes affiches de France, qui naissent d’un parcours à vélo, celles-ci viennent de ce que l’on voit sous la surface et depuis le pont d’un bateau — la lumière qui se dégrade en profondeur, la silhouette d’un apnéiste sur son fil, une coque contre l’horizon. Je les croque, puis je les redessine en vectoriel à l’atelier, au stylet.
Les grands formats. Sur un 50 × 70 ou un 70 × 100 cm, les transitions de bleus s’étirent et le dégradé devient le sujet ; en A5, l’œil lit d’abord la silhouette. Au-dessus d’un canapé ou d’un lit, partez sur du 50 × 70 minimum. Le papier semi-mat aide beaucoup ici : il ne renvoie pas la lumière de la fenêtre en plein milieu du dégradé. Pour un mur entier, je tire sur-mesure jusqu’à 110 cm de large.