







Le requin fait peur à ceux qui ne l’ont jamais vu passer. Ceux qui l’ont vu racontent presque toujours la même chose : le calme. Aucun à-coup, aucune agitation, une trajectoire décidée à l’avance et un corps taillé pour ne rien dépenser inutilement. Les requins parcourent les océans depuis plus de 400 millions d’années, bien avant les arbres — cette forme-là a eu le temps d’être mise au point.
Je l’ai dessiné de profil, en mouvement, avec le minimum : la ligne du dos, la gueule entrouverte, les cinq fentes branchiales, les nageoires. Un trait blanc continu, sans remplissage, pour garder l’impression de glissement plutôt que celle de masse. L’œil est le seul point jaune fluo de l’affiche.
Et puis il y a cette diagonale qui traverse toute la composition et passe derrière l’animal. Elle est présente sur chaque poster DeepBlue, mais ici elle prend un autre sens : celui d’une ligne de surface, ou d’une ligne de pêche. Les populations de requins pélagiques se sont effondrées en quelques décennies. Une affiche ne répare rien, mais elle choisit ce qu’elle montre.
Une pièce forte, plus tendue que le reste de la collection, qui fonctionne particulièrement bien dans un salon, un bureau, une chambre d’adolescent ou un espace de sport. Le trait épuré évite complètement l’imagerie agressive habituelle.
Le cadre en aluminium noir mat est celui qui lui va le mieux : il prolonge la tension du dessin. En duo avec « DeepBlue Apnée », elle raconte la rencontre entre l’homme et l’animal dans le même bleu ; en trio avec « DeepBlue Poulpe » et « DeepBlue Crabe », elle complète un mur de faune marine.
À l’heure de la décoration standardisée, choisir cette affiche, c’est soutenir la création indépendante. Je ne délègue rien : chaque poster est dessiné, ajusté et imprimé par mes propres soins, directement dans mon atelier. Je dessine chaque ligne au stylet sur ma tablette, en vectoriel, point par point. Ce travail minutieux garantit des contours parfaitement nets, même en format géant (70×100 cm).
Je n’externalise rien. J’imprime moi-même vos affiches dans mon atelier du Tarn (Sémalens), alimenté par mon propre tracker solaire DIY.
Je ne stocke pas de papier inutilement. Votre affiche est imprimée uniquement lors de votre commande. C’est plus écologique, cela évite le gaspillage, et cela me permet de contrôler personnellement chaque tirage avant expédition.
Votre affiche mérite d’arriver en parfait état.
Parce que l’image qu’on en a est fausse. Ce qui frappe quand un requin passe, ce n’est pas la menace, c’est le calme et l’économie du mouvement. Cette silhouette est au point depuis plus de 400 millions d’années. J’ai voulu une affiche qui montre l’animal, sa ligne et sa mécanique — pas la mâchoire en gros plan des affiches de cinéma.
Oui, et c’est l’une de ses meilleures destinations. Le dessin est entièrement au trait, sans dents dégoulinantes ni gueule menaçante : c’est un requin d’observation, pas de film d’horreur. Le 30×40 cm suffit dans une chambre, le 50×70 cm si le mur est dégagé. Le bleu nuit fonctionne aussi bien sur un mur blanc que sur un mur foncé.
Non. Une IA dessine des requins à quatre ou six fentes branchiales, avec des nageoires mal placées et une bouche qui remonte trop haut. Le mien en a cinq, à leur place, et la première nageoire dorsale est positionnée en fonction de la nageoire pectorale, comme sur l’animal. C’est dessiné au stylet en vectoriel, ligne par ligne, sans vectorisation automatique.
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De deux pratiques que j’aime : la voile et l’apnée. Contrairement à mes affiches de France, qui naissent d’un parcours à vélo, celles-ci viennent de ce que l’on voit sous la surface et depuis le pont d’un bateau — la lumière qui se dégrade en profondeur, la silhouette d’un apnéiste sur son fil, une coque contre l’horizon. Je les croque, puis je les redessine en vectoriel à l’atelier, au stylet.
Les grands formats. Sur un 50 × 70 ou un 70 × 100 cm, les transitions de bleus s’étirent et le dégradé devient le sujet ; en A5, l’œil lit d’abord la silhouette. Au-dessus d’un canapé ou d’un lit, partez sur du 50 × 70 minimum. Le papier semi-mat aide beaucoup ici : il ne renvoie pas la lumière de la fenêtre en plein milieu du dégradé. Pour un mur entier, je tire sur-mesure jusqu’à 110 cm de large.