







La méduse ne nage pas vraiment. Elle pulse, elle remonte de quelques centimètres, puis elle se laisse redescendre. Le reste du trajet, c’est le courant qui le décide. Il n’y a pas d’animal plus contemplatif dans tout l’océan : pas de cerveau, pas de cœur, pas de squelette, près de 95 % d’eau — et pourtant elle traverse les mers depuis plus de 500 millions d’années, bien avant les dinosaures.
Ce que j’ai cherché à dessiner, c’est ce mouvement suspendu. L’ombrelle est réduite à une courbe simple ; toute l’énergie du dessin est passée dans les filaments, tracés en longues lignes déliées qui descendent, ondulent et finissent par se perdre dans le bas de l’affiche. C’est le seul poster de la collection où le sujet déborde volontairement de son cadre : la méduse n’a pas de contour, elle a une traînée.
À l’intérieur de l’ombrelle, un croissant jaune fluo — la seule masse de couleur pleine de l’affiche. C’est ma manière de suggérer la bioluminescence sans la représenter : une lueur, pas une lampe.
C’est l’affiche la plus apaisante de la collection DeepBlue. Elle est faite pour une chambre, un coin lecture, un espace de méditation ou de yoga : un mouvement lent, vertical, qui invite à ralentir le regard.
Un cadre fin, en aluminium noir mat ou en bois clair, laisse les filaments respirer — évitez les cadres larges et les marie-louise épaisses, qui écrasent la composition. En duo avec « DeepBlue Corail », elle compose un diptyque de dentelles : l’une ancrée au rocher, l’autre en dérive.
À l’heure de la décoration standardisée, choisir cette affiche, c’est soutenir la création indépendante. Je ne délègue rien : chaque poster est dessiné, ajusté et imprimé par mes propres soins, directement dans mon atelier. Je dessine chaque ligne au stylet sur ma tablette, en vectoriel, point par point. Ce travail minutieux garantit des contours parfaitement nets, même en format géant (70×100 cm).
Je n’externalise rien. J’imprime moi-même vos affiches dans mon atelier du Tarn (Sémalens), alimenté par mon propre tracker solaire DIY.
Je ne stocke pas de papier inutilement. Votre affiche est imprimée uniquement lors de votre commande. C’est plus écologique, cela évite le gaspillage, et cela me permet de contrôler personnellement chaque tirage avant expédition.
Votre affiche mérite d’arriver en parfait état.
Parce que c’est l’animal qui incarne le mieux la lenteur. Une méduse n’a ni cerveau, ni cœur, ni squelette, elle est faite à près de 95 % d’eau, et elle dérive dans les océans depuis plus de 500 millions d’années. Dans une collection consacrée au silence des profondeurs, elle avait sa place évidente : elle ne va nulle part, et elle y va très bien.
Les grands formats verticaux. En 50×70 et surtout en 70×100 cm, les filaments se déploient sur toute la hauteur et gardent leur finesse : c’est là que le tirage Fine Art fait la différence, parce que chaque ligne reste nette au lieu de baver. En 30×40 cm, la silhouette reste très lisible mais le détail des filaments se resserre. Le A5 sert surtout d’objet à poser.
Non. Une IA dessine des filaments qui partent dans tous les sens ou qui se terminent brutalement. Les miens sont tracés un par un au stylet, en vectoriel, avec une logique de dérive : ils partent tous du même point d’attache et s’écartent progressivement, comme sous l’effet d’un courant unique. C’est ce qui donne au dessin sa direction, et c’est invisible tant qu’on ne l’a pas vu en vrai.
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De deux pratiques que j’aime : la voile et l’apnée. Contrairement à mes affiches de France, qui naissent d’un parcours à vélo, celles-ci viennent de ce que l’on voit sous la surface et depuis le pont d’un bateau — la lumière qui se dégrade en profondeur, la silhouette d’un apnéiste sur son fil, une coque contre l’horizon. Je les croque, puis je les redessine en vectoriel à l’atelier, au stylet.
Les grands formats. Sur un 50 × 70 ou un 70 × 100 cm, les transitions de bleus s’étirent et le dégradé devient le sujet ; en A5, l’œil lit d’abord la silhouette. Au-dessus d’un canapé ou d’un lit, partez sur du 50 × 70 minimum. Le papier semi-mat aide beaucoup ici : il ne renvoie pas la lumière de la fenêtre en plein milieu du dégradé. Pour un mur entier, je tire sur-mesure jusqu’à 110 cm de large.