







La gorgone n’est pas une plante. C’est une colonie d’animaux minuscules, des polypes, qui ont mis des dizaines d’années à bâtir cet éventail et à l’orienter face au courant pour y filtrer leur nourriture. La première fois que j’en ai croisé une, il m’a fallu un moment pour comprendre que ce que je prenais pour un arbre était en train de respirer.
C’est cette architecture que j’ai voulu dessiner, et rien d’autre. Pas la couleur, pas la texture : la structure. Des centaines de ramifications tracées une à une au trait blanc, comme un réseau de nervures, jusqu’à obtenir cette silhouette de dentelle qui tient toute seule au milieu du bleu. Seul le pied s’illumine en jaune fluo — la couleur qui signe toute la collection DeepBlue, et qui rappelle que sous cette dentelle, il y a du vivant.
Il y a aussi une raison de dessiner les gorgones aujourd’hui : elles reculent. Les vagues de chaleur marine en Méditerranée les blanchissent par pans entiers, et des forêts entières de gorgones rouges ont disparu en quelques étés. Cette affiche est une façon discrète d’en garder une sur un mur.
Idéale pour installer une ambiance calme et contemplative dans un salon, une chambre, un coin lecture ou même une salle de bains. Une touche iodée et graphique, qui se regarde longtemps sans jamais fatiguer.
Pour sublimer votre affiche DeepBlue Corail, je vous recommande un cadre en aluminium noir mat pour un rendu très contemporain, ou un cadre en bois naturel pour une touche plus organique. Seule, elle devient un point focal apaisant. En duo avec l’affiche « DeepBlue Méduse », elle forme un diptyque de dentelles : l’une fixe, l’autre à la dérive.
À l’heure de la décoration standardisée, choisir cette affiche, c’est soutenir la création indépendante. Je ne délègue rien : chaque poster est dessiné, ajusté et imprimé par mes propres soins, directement dans mon atelier. Je dessine chaque ligne au stylet sur ma tablette, en vectoriel, point par point. Ce travail minutieux garantit des contours parfaitement nets, même en format géant (70×100 cm).
Je n’externalise rien. J’imprime moi-même vos affiches dans mon atelier du Tarn (Sémalens), alimenté par mon propre tracker solaire DIY.
Je ne stocke pas de papier inutilement. Votre affiche est imprimée uniquement lors de votre commande. C’est plus écologique, cela évite le gaspillage, et cela me permet de contrôler personnellement chaque tirage avant expédition.
Votre affiche mérite d’arriver en parfait état.
Parce que la gorgone est l’un des plus beaux dessins que l’océan produit tout seul. C’est une colonie d’animaux qui construit un éventail perpendiculaire au courant, ramification après ramification, pendant des dizaines d’années. Cette géométrie naturelle se prête parfaitement au trait : je n’ai eu ni à styliser ni à simplifier, seulement à suivre la structure. Et comme les gorgones méditerranéennes souffrent des canicules marines, la dessiner avait un sens de plus.
Le 50×70 cm est le meilleur compromis : c’est le format à partir duquel on distingue chaque ramification en s’approchant, tout en gardant une silhouette lisible depuis l’autre bout de la pièce. Le 70×100 cm transforme l’affiche en pièce maîtresse au-dessus d’un canapé. Le 30×40 cm convient aux couloirs, bureaux et coins lecture, et le A5 sert surtout d’objet à poser. Pour un mur entier, je tire sur mesure jusqu’à 111 cm de large.
Non. Un générateur produirait un corail vraisemblable, avec des branches qui se croisent n’importe comment et une symétrie trop parfaite. Ma gorgone est dessinée au stylet en vectoriel, branche par branche, en respectant la logique de croissance réelle de l’animal : chaque ramification part d’une bifurcation existante et s’affine vers l’extérieur. C’est un travail long, et c’est précisément ce qui fait qu’un plongeur reconnaît une gorgone et pas un buisson.
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De deux pratiques que j’aime : la voile et l’apnée. Contrairement à mes affiches de France, qui naissent d’un parcours à vélo, celles-ci viennent de ce que l’on voit sous la surface et depuis le pont d’un bateau — la lumière qui se dégrade en profondeur, la silhouette d’un apnéiste sur son fil, une coque contre l’horizon. Je les croque, puis je les redessine en vectoriel à l’atelier, au stylet.
Les grands formats. Sur un 50 × 70 ou un 70 × 100 cm, les transitions de bleus s’étirent et le dégradé devient le sujet ; en A5, l’œil lit d’abord la silhouette. Au-dessus d’un canapé ou d’un lit, partez sur du 50 × 70 minimum. Le papier semi-mat aide beaucoup ici : il ne renvoie pas la lumière de la fenêtre en plein milieu du dégradé. Pour un mur entier, je tire sur-mesure jusqu’à 110 cm de large.